Qui suis-je ??

Ce blog raconte ma reconversion professionnelle, de l'informatique vers l'enseignement. De juin 2005 à juillet 2006 j'ai préparé le CRPE (concours de recrutement des professeurs des écoles) et je raconte ici mon "aventure" en essayant de vous donner quelques conseils, si vous-même vous préparez ce concours. J'ai obtenu le concours, je serai PE2 à la rentrée de septembre 2006! Et j'arrête l'informatique le jeudi 24 août 2006...

Ce site n'est plus mis à jour depuis le 19/07/2006
Pour en savoir un peu plus, c'est par ici !

je*veux*changer@voila.fr
sans les étoiles ! (mais j'en ai marre du spam alors je ruse... :-)

N'hésitez pas non plus à m'écrire si les livres que je vends vous intéssent !

Souvenirs...

Mardi 28 mars 2006
J'inaugure aujourd'hui une nouvelle rubrique : "Souvenirs". Non je ne vais pas verser dans le sentimentalisme larmoyant, rassurez-vous...En fait, je vais vous y parler des enseignants qui ont marqué mon cursus scolaire.
Enseignant est un métier pour lequel on a beaucoup de référents. On se souvient tous plus ou moins de certains instituteurs, de certains profs qui nous ont donné envie de donner le meilleur de nous-même ou, au contraire, nous ont à jamais rendus imperméables à une matière...
Donc très bientôt je vous parlerai d'eux, mes instits, mes profs, tous ceux dont je garde un souvenir très vivace.... Et ils sont nombreux car j'ai bonne mémoire!!
J'essaierai de vous dire ce que chacun a pu m'apporter jusqu'à aujourd'hui et en quoi ils influenceront ma façon de travailler...
Par Tartempion
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Mercredi 29 mars 2006

Peu de gens le savent mais en septembre 2004 je m'étais déjà inscrite au CNED, mais pas pour préparer le CRPE : pour préparer le CAPES de maths. A ce moment là, je songeais déjà sérieusement à changer de métier, mais je pense que je n'étais pas encore allée au bout de ma réflexion et ma décision n'était pas encore "réellement" prise. De plus je travaillais à Paris, j'habitais en région parisienne, avec les horaires que cela implique, il m'aurait été difficile de mener travail et préparation à un concours de front. Cette inscription au CNED c'était plus un coup de tête. J'ai commencé à travailler à la réception des livres, je suis partie en vacances à l'autre bout du monde pendant 3 semaines, et je n'ai plus rouvert un bouquin de maths. Bref.

J'ai toujours adoré les mathématiques. Et je garde tout particulièrement un souvenir très vivace de 2 professeurs.
Monsieur G. d'abord (NDLR : Les profs dont je parlerai sur le blog, je ne donnerai pas leur nom, ils n'ont rien demandé :-), toujours vêtu de sa blouse blanche pleine de craie. Je l'ai eu comme professeur de la 5ème à la 3ème. Régulièrement je déménageais le temps d'une heure de cours au fond de la classe. C'était là qu'il envoyait quelques élèves avec des exercices supplémentaires à faire histoire qu'ils ne s'ennuient pas. Je me souviens qu'il nous faisait tenir une "boîte à outils".  C'était un cahier dans lequel on listait tous les théorèmes, définitions ou méthodes à retenir. Finalement ça ressemble un peu à ce qu'on demande aujourd'hui aux élèves de faire en sciences en tenant un "carnet d'expériences" qu'ils gardent tout au long du cycle 3.
Avec le recul je me demande si Monsieur G était un bon prof ou si c'était la matière qui faisait que de toutes façons, j'aimais aller en cours de maths....! Mais je pense que c'était un bon prof, motivant, intéressant et surtout intéressé par ce qu'il faisait, et qui nous a fourni des bases solides pour passer au lycée.

Au lycée, justement,changement de décor, changement d'ambiance... Arrivée en seconde, fini la rigolade, mon professeur de maths en 2nde et 1èreS s'appelait Madame T. Il faut préciser que mon lycée était un "très bon" lycée public, faisant la part belle aux classes scientifiques. La devise du lycée qui s'affichait en grand au dessus de la porte d'entrée: "La passion de l'excellence". Le ton est donné...
Madame T. était stricte. Dans sa façon d'être : toujours en tailleur, très sobre, très classe. Dans sa façon de mener sa classe: travail, discipline, silence, attention, pas question de broncher. Elle était impressionnante, dans tous les sens du terme. Elle entrait dans la salle, nous laissait 1 minute pour nous installer, prenait sa craie et entamait son cours, comme ça, magistralement, sans notes. Elle dégageait une telle aura, elle maîtrisait sa matière. Impressionnant. Elle nous sollicitait en permanence, pas question de s'endormir ou de regarder par la fenêtre; nous donnait jusqu'à 30 exercices à faire pour le lendemain; interrompait son cours pour nous faire faire du calcul mental; nous faisait cogiter sur des problèmes parfois bien au dessus de notre niveau, juste pour nous faire toucher du doigt une subtilité ou nous faire pressentir un raisonnement, une démarche...
Madame T. m'a permis d'acquérir une très grande rigueur dans le raisonnement mathématique, rigueur qui m'aura bien servi par la suite. Elle aussi montrait une grande passion pour son métier. Son cours jamais n'était ennuyeux.
Serai-je sévère? Je pense que je serai intransigeante sur certains points.
Saurai-je passionner mes élèves? Saurai-je leur transmettre un savoir et/un savoir-faire durable? Je l'espère.

Par Tartempion
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Lundi 12 juin 2006
Il y a 10 ans je passais mon Bac...!
A partir du moment où vous commencez à pouvoir penser au passé par dizaine, ça fait un choc! En plus ce matin, un journaliste d'Europe 1 interviewait un jeune, devant mon ancien lycée !! Souvenirs, souvenirs....
Avec le bac qui commence donc "officiellement" aujourd'hui, et traditionnellement par l'épreuve de philo, je me dis que je ne dois pas avoir été la seule à rester enfermée dans un bureau alors que le soleil brillait.

Mon week-end a été difficile. Pas de pause, ou presque. Fiches d'EPS et oral pro à gogo.
Prenez mon dimanche par exemple. J'ai du passer environ 3 heures sur l'épreuve orale d'entretien (maîtrise du langage, métacognition et difficulté d'apprentissage), 2 heures à finir de lire les instructions officielles d'EPS (fiches d'accompagnement), 1h à m'exercer sur mon exposé et enfin 4 heures à revoir mes fiches d'EPS. Rajoutez à ça le repassage ET le jogging sous une chaleur accablante (il était pourtant 20h...)
Bref, je n'en peux plus, l'EPS me sort par les trous de nez. Tout se ressemble, les compétences, les objectifs, d'un cycle sur l'autre, à un mot ou une subtilité près... Rien ne rentre dans ma caboche, j'en ai l'impression.
En plus, je ne cesse de penser à mercredi matin, quand il me faudra courir. Et si j'avais un point de côté, qui m'empêche d'avancer? Quel effet aura le stress sur ma course? Vous allez trouver ça drôle (ou présomptueux?) mais j'entrevois (de très très loin bien sûr) l'état d'esprit des sportifs à la veille une épreuve, d'un match, d'un championnat... Le fameux "trop de pression" en quelques sortes. Qui fait perdre tous ses moyens.

Bon allez, dans 9 jours j'aurais couru, passé l'entretien de sport, l'épreuve orale d'entretien et j'aurai même chanté...  Le plus dur sera passé, restera l'anglais mais là j'avoue je me débrouille bien... (faut bien que ça ait un avantage de travailler dans un secteur d'activité international...!)
Par Tartempion
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